24.03.2007

L'expérience de Jimi.

medium_Jimi_Hendrix_.jpgJimi Hendrix - James Marshall Hendrix - (né Johnny Allen Hendrix le 27 novembre 1942 à Seattle district de Columbia, USA - décédé le 18 septembre 1970) est un guitariste de blues et de rock américain. Il est célèbre pour ses innovations musicales lors de la période psychédélique qui en feront une tête de file des artistes psychédéliques de la fin des années 1960.
Musicien totalement autodidacte, il apprend d'oreille en repiquant toutes les mélodies qu'il entend. Ses influences sont avant tout le blues (Elmore James, Robert Johnson, …) et le rock des pionniers (Elvis Presley, Chuck Berry, …), mais également le jazz avec des artistes comme Miles Davis, Duke Ellington, Louis Jordan, …

Le premier single de Jimi Hendrix Experience sort en décembre 1966. C'est une reprise de "Hey Joe" composé par un certain Billy Roberts en 1962 puis interprété par le groupe The Leaves aux Etats-Unis. Une version moins country interprétée par Tim Rose en 1965 inspira Jimi pour son premier disque autoproduit chez Polydor.

Le 5 janvier 1967 "Hey Joe" se classe en 41ème position dans les charts anglais, un mois plus tard il est numéro 6.

Jimi Hendrix a fait entrer de plein pieds la guitare dans l'univers électrique, a révolutionné la façon d'en jouer, a participé à l'amélioration de nombreux matériels du monde musical. Il est et restera sans doute l'un des plus grands guitaristes de tous les temps.

                      

 Hey Joe - Wild Thing - Paris TV Music Hall 1967  

                All Along The Watchtower (Ile de Wight -1970)

       La poupée qui fait non (reprise en instrumental - 1967)

le site officiel : http://www.jimihendrix.com/

 

06:15 Publié dans Chanteurs américains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rock, jimi hendrix, hey joe

15.03.2007

Un poète Folk-Rock

 medium_Bob_Dylan_-_Blonde_on_Blonde_-.jpg

      Né en 1941 à Duluth, Minnesota, Robert Allen Zimmerman, alias Bob Dylan est une figure mythique de la scène musicale des années 60. Compositeur et poète prolixe avec 43 albums, Bob Dylan a électrisé et littéralement réinventé le folk song.

Le double album "Blonde On Blonde" est un chef d'œuvre plein d'amertume et de beauté. Dylan est alors à son summum de parolier : l'écriture est complexe, les phrases frappent et se gravent dans la mémoire de l'auditeur et lorsqu'il parle de ses rapports avec les femmes, on est loin des chansons d'amour neu-neu de l'époque (" I want you " ; " Just like a woman " ; " Sad Eyed Lady of the Lowlands ").                                                             

  • Pledging My Time
  • Fourth Time Around
  • Visions Of Johanna
  • Leopard-Skin Pill-Box Hat
  • Absolutely Sweet Marie
  • Temporary Like Achilles
  • Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again
  • One Of Us Must Know
  • Obviously Five Believers
  • Most Likely You Go Your Way
  • Just Like A Woman
  • Sad-Eyed Lady Of The Lowlands
  • I Want You
  • Rainy Day Women nos 12 & 35

                                                   "Just Like A Woman"

          une chanson où il décrit une jeune fille transformée en femme qui le fait souffrir. 

 "Obviously Five Believers"

   "Absolutely Sweet Marie"

le site officiel : http://www.bobdylan.com/

16:45 Publié dans Chanteurs américains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bob dylan, rock'n folk, folk song, blonde on blonde, just like a woman

27.02.2007

The Righteous Brothers

La formation : Bobby Hatfield (voix ténor), né le 10 août 1940 à Beaver Dam, Wisconsin - Bill Medley (voix baryton) né le 19 septembre 1940 à Santa Anna, Californie.

La Blue-eyed soul ou la soul blanche... une expression inventée spécialement pour les Righteous Brothers. Un duo, qui bien que blanc, chante à la manière des interprètes noirs.

medium_The_Righteous_Brothers_.jpgLa voix de ténor de Bobby Hatfield associée à la voix roque de baryton de Bill Medley va s'imposer et aller jusqu'à révolutionner un genre qui émerge pourtant à peine. De " Little Latin Lupe Lu " à " Unchained Melody ", les deux interprètes marqueront les années 60.
Adepte de Ray Charles (dont il reprendra d'ailleurs " Georgia On My Mind " ou encore " This Little Girl On My Mind "), Bill Medley membre des Paramours, débute avec " That's The Way We Love" en 1961 et " That's I Want Tonight", l'année suivante.
De son côté, Bobby Hatfield, compte à son actif " I Need A Girl ", sorti en 1963.
Les deux chanteurs vont finalement se retrouver à la faveur de prestations dans des clubs de la région de Los Angeles. Les clients, noirs pour la plupart, les baptisent les Righteous Brothers (frères authentiques à la coule) ; référence à leur manière de chanter semblable à celle des interprètes noirs.

Dès lors, leur carrière est en marche, ils enchaînent coup sur coup deux succès : " Little Latin Lupe Lu " et " My Babe " en 1963.
Leur popularité, qui monte en flèche, leur permet de se produire en première partie des Beatles. Une tournée que les Righteous Brothers ne tardent pas a quitter ; prenant ombrage de la trop grande place accordée aux Fab Four.

La patte de Phil Spector

Le producteur qui commence déjà à révolutionner la musique populaire, Phil Spector, s'intéresse de prêt au duo. Il ne tarde pas a leur offrir le long et tout aussi dramatique, " You've Lost That Lovin' Feelin ", extrait de l'album éponyme. Le disque est souvent cité comme l’expression la plus forte et la plus éloquente des productions des studios Spector’s Wall of Sound. Il a rencontré un grand succès pour l'époque, malgré la durée qui excède la norme pour les radios. Il a été estimé que « You've Lost That Lovin' Feelin' » avait été diffusé plus de 8 millions de fois à la radio. Un fait peu connu est que Sonny and Cher ont assuré les voix d’accompagnement pour la réalisation de cet enregistrement.
Le génie de Phil Spector s'est exprimé, du moins par l'intermédiaire des compositeurs Barry Mann et Cynthia Weil. Le titre est propulsé numéro 1 en 1964. Elvis Presley, Dionne Warwick, Richard Anthony et Eddy Mitchell, sous le nom " J'ai perdu mon amour ", le reprendront.

Dans le milieu des années 60, les Righteous Brothers se classent  régulièrement dans le top 40 des stations de radios et deviennent les vedettes incontournables de l'émission de variété télévisuelle Shindig !

Bobby Hatfield et Bill Medley s'exercent musicalement au cinéma. Ils chantent " Baby What You Want Me To Do " en 1965 dans le film de Lennie Weinried, " Beach ball ". La même année, accompagnés par Gary Lewis & The Playboys, les Righteous Brothers interprètent également " Justine " dans le long métrage de Robert Sparr, " A Swingin' Summer ".
1965, une année définitivement très riche pour le duo qui va de succès en succès, " Just Once In My Life ", " Hung On You " et une reprise d' Unchained Melody ".

L'appel de carrières solos

Face à cette réussite, qui va croissante, et à un Bill Medley qui se veut trop directif, l'ambiance n'est plus au beau fixe entre les deux chanteurs qui parviennent toutefois, sous l'impulsion de Phil Spector, à enregistrer " Back To Back ", dont est extrait " Ebb Tide ", qui se classe cinquième en 1966.
Le succès n'y fait rien, en 1967, Bill Medley entreprend une carrière solo avec " 100% " en 1968 et " Soft And Soulful " l'année suivante.
Pour sa part, Bobby Hatfield se lance avec Billy Walker des Knickerbockers. Le nouveau duo, qui obtient le droit de se nommer les Righteous Brothers, enregistre " Re-Birth " en 1969.

Un come back réussi 

Deux ans plus tard, Bill Medley sort " A Song For You ", avant de renouer avec Bobby Hatfield. Après avoir emprunté des chemins solitaires, ils se retrouvent dans le but de réaliser un album en hommage aux interprètes de rock and roll disparus. L'album " Rock And Roll Heaven " en 1974 précède un nouveau disque de Bill Medley " Sweet Thunder " (1981), qui comprend notamment " Don't Know Much ", qui sera repris par le duo constitué par Linda Ronstadt et Aaron Neville. Bill Medley réitère, avec Jennnifer Warnes, avec "(I've Had) The Time Of My Life" (qui sera reprise en 1987 dans le film "Dirty dancing" d'Emile Ardolino).
Leur premier grand succès "You've Lost That Lovin' Feelin'" redevient un hit grâce au film Top Gun tout comme "Unchained Melody", inoubliable love theme dans Ghost de Jerry Zucker en 1990. Durant cette décennie, le duo, définitivement réconcilié, se produit régulièrement sur scène.
 
Bobby Hatfield, est décédé, le 6 novembre 2003, à l'âge de 63 ans. Il est resté l'inoubliable interprète du slow "Unchained Melody".

Albums

- The Righteous Brothers - Right Now! (Moonglow 1963)
- Some Blue-Eyed Soul (Moonglow 1965)
- You've Lost That Lovin' Feelin' (Philles 1965)
- Just Once In My Life (Philles 1965)
- Back To Back (Philles 1965)
- This Is New! (Moonglow 1965)
- In Action (Sue 1966)
- Soul And Inspiration (Verve 1966)
- Go Ahead And Cry (Verve 1966)
- Sayin' Somethin' (Verve 1967)
- Souled Out (Verve 1967)
- Standards (Verve 1967)
- One For The Road (Verve 1968)
- Rebirth (Verve 1970)
- Give It To The People (Haven 1974)
- Rock And Roll Heaven (Haven 1974)
- The Sons Of Mrs Righteous (Haven 1975)

Le site officiel : http://www.righteousbrothers.com/

                                            You've Lost That Lovin' Feelin'


Unchained Melody interprêté par Bobby Hatfield.


03:00 Publié dans Chanteurs américains | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : The Righteous Brothers, Blue Eyed Soul, Phil Spector

22.02.2007

Arthur Conley

  medium_arthurconley.jpgArthur Lee Conley est né le 4 janvier 1946 à McIntosh, Géorgie, U.S.A.

Il vit son enfance à Atlanta. A peine âgé de 12 ans, il rejoint le groupe The Evening Smiles, un groupe de Gospel féminin qui passe régulièrement sur l'antenne radio Atlanta WAOK. Il forme ensuite son premier groupe sous le nom de Arthur And The Corvets avec lequel il enregistre trois disques 45T chez l'éditeur NRC, Poor Girl, I Believe et Flossie Mae.

En 1964, Arthur rejoint son père à Baltimore et enregistre I'm A Lonely Stranger avec le label Ru-Jac. Courant 1965, le producteur Rufus Mitchell remet une copie de cet enregistrement à Otis Redding après un concert au Théâtre de Baltimore. Otis est impressionné par cette chanson et demande à Arthur de l'enregistrer à nouveau chez Stax Studios. Jim Stewart produit le nouvel enregistrement avec la participation de Booker T pour les arrangements musicaux. Arthur Conley devient le protégé d'Otis Redding qui le conseille et l'oriente dans sa carrière.

Entre 1967 et 1970, Arthur Conley placera 9 chansons dans les classements Top.

C'est en juin 1967 que la carrière d'Arthur Conley prend un tournant important avec la sortie du disque 45T Sweet Soul Music. Arthur Conley et Otis Redding ré-écrivent la chanson Yeah Man de Sam Cooke qui devient Sweet Soul Music. Elle est aussitôt classée N° 2 aux U.S.A. et figure dans le Top 10 au Canada, en Angleterre, en Hollande, aux Philippines et dans plusieurs pays européens. Sweet Soul Music se classe au 17ème rang du hit-parade Pop et 9ème du hit-parade R & B.

Après la mort tragique d'Otis Redding, la carrière d'Arthur Conley marque le pas bien qu'il enregistre un nouveau succès avec Funky Street. Ensuite il partira en tournée avec le Stax / Volt Revue et plus tard, rejoindra le Soul Clan avec les vedettes du label Atlantic, Wilson Pickett, Solomon Burke, Don Covay, Ben E. King et Joe Tex.

Il continue à enregistrer jusqu'à la fin des années 60 avant de se fixer chez l'éditeur Capricorn en 1971 où il restera les trois années suivantes et produira les disques 45T I'm Living Good, Walking On Eggs, Rita et Bless You.

Dans les années 70 Arthur Conley s'installe en Europe où il réside dans un premier temps en Angleterre puis en Belgique.

En 1980, il s'installe aux Pays-Bas dans le village de Ruurlo et change officiellement de nom pour s'appeler désormais, Lee Roberts, (Roberts était le nom de jeune fille de sa mère).

En 1988, Lee Roberts et les Sweaters produisent l'album Soulin chez l'éditeur Blue Shadow, enregistré en live à Amsterdam le 6 janvier 1980. Il créé ensuite sa propre société d'édition sous le nom de Conley's Art-Con Productions. En 1995 sa firme comptait neuf sociétés dont Sweat Records, Upcomming Artists Records, Charity Records, Lee's Disc Shop, Happy Jack Publishing et la station de radio New Age Culture Exchange.

Sweet Soul Music a été reprise par Rod Stewart, Jose Feliciano et Sam & Dave. Tom Jones et Bruce Springsteen ont aussi interprété la chanson dans leurs concerts.

Arthur Conley est décédé le 17 novembre 2003 à Ruurlo, Hollande, à l'âge de 57 ans des suites d'un cancer.


podcast I'm Living Good

podcast Where You Lead Me

                       Whole Lotta Women - Sweet Soul Music

 

                         Let Nothing Separate Us (1969)

 

                             Shake, Rattle, Roll

 

biographie/discographie : http://www.geocities.com/SunsetStrip/Palladium/9229/conle... drapeau_english.gif

02:00 Publié dans Chanteurs américains | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Arthur Conley, Otis Redding, Sweet Soul Music

06.02.2007

Johnny Rivers

         medium_Johnny_Rivers_-.jpgNé à New York le 7 novembre 1942, John Ramistella a passé son enfance à Bâton Rouge en Louisiane. Sans avoir suivi formellement des cours de musique il a appris à jouer de la guitare avec l'aide de son père et a formé son premier groupe "The Spades" pendant qu'il était encore au Collège. Dès 1956, La maison de disques Suede enregistrait quelques titres de leur composition. Lors d' un voyage à New York en 1958, John passe un accord avec un disc jockey célèbre, Alan Freed qui lui suggère d'adopter comme nom de chanteur, Johnny Rivers. Alan Freed a eu un rôle déterminant dans la réalisation et le suivi du premier contrat d'enregistrement de Johnny Rivers avec la maison de disques "Gone Records" à la fin des années 50. Bien qu'il n'ait pas été produit de titres à succès avec Gone Records, cette première collaboration a été un tremplin pour la carrière de Johnny Rivers.

Au début des années 60, Johnny décide de partir pour la côte ouest des Etats-Unis.  Là, il est sollicité par le dirigeant d'une boîte de nuit appelée "Gazzarri's" pour se produire en concert. Il n'avait  pas encore réellement composé un groupe et encore moins fait de répétitions préalables. Assis sur un tabouret, il joua de sa guitare en chantant avec un batteur comme seul accompagnateur. Après trois nuits de concerts, le public commença à affluer pour assister à la prestation de Johnny Rivers.

En 1963 on lui a offert une chance de jouer et enregistrer au Whiskey A Go Go dans le Sunset Strip à Los Angeles. Il était l'animateur du club à cette époque et interprétait des extraits de morceaux rythmés et entraînant d'un passé encore récent (50's). Sa prestation pouvait se rapprocher de celle qui avait fait la popularité de Trini Lopez au PJ'S à Los Angeles. En 1964, Johnny Rivers signe avec la maison de disques "Imperial" et enregistre un album "Johnny Rivers Live At The Whiskey A Go Go". Il se hisse à la 12ème place dans le Top LP et avec un titre de l'album qui est une reprise de "Memphis" composée par Chuck Berry il se place en numéro 2 au Top. Johnny Rivers tenait son premier succès et en même temps réussissait sa conversion d' animateur de boîte de nuit à chanteur de Pop-Rock. Il obtint d'autres succès avec "Maybelline" chanson également composée par Chuck Berry puis "Mountain Of Love" et  "Midnight Special". En 1965, nouveaux succès avec une reprise d'un titre du chanteur de blues Willie Dixon, "Seventh Son" et avec une chanson de Pete Seeger  "Where Have All The Flowers Gone".

En 1966, Johnny Rivers entreprend un tournant dans sa carrière et réalise son plus gros succès avec "Poor Side Of Town" qui deviendra son seul disque classé N° 1. Il créé aussitôt sa propre maison de disques sous le nom de "Soul City Records". Un des artistes qui ont signé avec Soul City Records, James Hendricks, a écrit une chanson que Johnny Rivers a enregistrée et qui a reçu un bon accueil du public "Summer Rain". Johnny a ensuite écrit le thème d'un spectacle à la télévision dont la chanson "Secret Agent Man" a obtenu un succès en pleine période de guerre froide où la fascination pour l'espionnage étranger était à son plus haut niveau.  La 5ème Dimension signée avec Soul City Records et finalement enregistrée sous les disques "Rivers" a obtenu deux premières places au Top avec "Aquarius/Let The Sunshine In" et "Wedding Bell Blues".

En 1967, Johnny a placé des titres dans le Top Ten dont deux avec "Baby, I Need Your Lovin" et une reprise du groupe "The Miracles"  "The Track Of My Tears". En 1968, Johnny Rivers place son cinquième album dans le classement Top de LP avec "Realization" qui marque un changement de direction dans l'écriture musicale en abordant des thèmes de réflexions plus sérieux et plus ambitieux.

Johnny a continué à enregistrer des chansons et publier des albums au début des années 70 avec succès auprès des critiques de musique mais les ventes de disques n'ont pas suivi et n'ont jamais retrouvé leur niveau précédent.
En 1972, un de ces albums, "L.A. Reggae", fait une percée au classement LP grace à une chanson classée au Top Ten, une reprise de Huey Smith and The Clowns (1957) "Rockin' Pneumonia And The Boogie Woogie Flu".

Johnny Rivers a continué à produire en série des albums. Il a aussi enregistré pour d'autres maisons de disques comme Atlantic, Epic et Big Tree. De temps en temps un de ses titres apparaissait au Top 40 comme les reprises de Carl Perkins "Blue Suede Shoes" en 1973 et des Beach Boys "Help Me Rhonda" en 1975 sur laquelle Brian Wilson a participé en apportant les voix d'accompagnement. Sa dernière entrée au classement Top Ten a été "Swayin' To The Music" en 1977.

Johnny Rivers a réussi à mettre dix-sept chansons dans le Top 40, dont dix au Top Ten, de 1964 à 1977. Au total, il a vendu plus de 25 millions de disques. Il est un chanteur polyvalent qui peut interpréter aussi bien du Folk-Song, du Blues, des reprises  de Rock'n Roll classique et bien d'autres courants musicaux, le tout dans un style unique qui lui est propre. Il est également auteur-compositeur, guitariste et producteur.

Dans les années 80, il a continué à enregistrer et à produire 50 à 60 concerts par an.

Au début 2000, Johnny a enregistré avec Eric Clapton, Tom Petty et Paul McCartney sur un album hommage consacré au groupe "Les Crickets" qui accompagnait Buddy Holly.

Meilleurs succès de Johnny Rivers :

1964-Memphis - 2ème
1964-Maybellene - 12ème
1964-Mountain Of Love - 9ème
1965-Midnight Special - 20ème
1965-Seventh Son - 7ème
1965-Where Have All The Flowers Gone - 26ème
1966-Under Your Spell Again - 35ème
1966-Secret Agent Man - 3ème
1966-Muddy Water - 19ème
1966-Poor Side Of Town - 1er
1967-Baby, I Need Your Lovin' - 3ème
1967-Tracks Of My Tears - 10ème
1967-Summer Rain - 14ème
1972-Rockin' Pneumonia and the Boogie Woogie Flu - 6ème
1973-Blue Suede Shoes - 38ème
1975-Help Me Rhonda - 22ème
1977-Swayin' To The Music - 10ème

                            

                          Midnight Special (1965)

 

                            Seventh Son

                     Maybelline   -   Memphis Tennessee




                                

                 Rockin' Pneumonia And The Boogie Woogie Flu



le site officiel : http://www.johnnyrivers.com/

19:50 Publié dans Chanteurs américains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : johnny rivers

01.02.2007

Mr Dynamite

             medium_James_Brown_--.2.jpg                                           Ce n’est pas tout le monde qui peut se vanter comme James Brown d’attirer lors de ses shows 1 300 000 personnes en les mettant en transes (à part peut-être le Pape et Bob Marley). En 2004, lors d’une interview donnée au Guardian « mister Dynamite » expliquait les raisons de ce succès intarissable : « c’est simple, les gens sont de plus en plus nombreux à venir à mes concerts et puis les gosses viennent avec leurs pères et deviennent à leur tour des papas qui emmènent leurs fils ». Fallait y penser. Mais ce n’est pas qu’une question de logique familiale. Les concerts de James Brown, même s’ils sont restés très « 80 » et très « drapeau américain pour Rocky IV », avec scénographie alambiquée et « pom-pom girls » gardent encore de cette magie. Une magie qui se nomme « funk ».
1933. Barnell, Caroline du Sud. James Brown ouvre les yeux sur un champs de coton. Derrière, en arrière-plan, une route noire de monde. Des gens qui marchent, hagard, fatigués. Des voitures boueuses qui roulent au pas, à la limite de la crevaison. Sur des carrioles, des mères portent leur gamins, des traces de cambouis sur le visage. Le soleil tape. L’Amérique traverse la Grande Dépression et cela va durer dix ans. Dix ans pendant lesquelles toutes les familles seront bringuebalées de ville en ville, d’Est en Ouest, de petits boulots en petits boulots. Dix ans où le chômage atteindra la barre dangereuse des 33% et où le rendement des usines diminuera d’un tiers. Fraîchement élu à la tête du pays, Roosevelt essaye de faire mieux que Hoover et proposera son New Deal. Mais dix ans de misère vont laisser le pays exsangue. James Brown ne le sait pas, il se contente de grandir bon gré mal gré dans la misère. Sa famille déménage à Augusta, histoire de voir si là-bas « l’herbe est plus verte ». Il aide ses parents à cueillir le coton et trouve un emploi de cireur de chaussures. Mais son adolescence cristallise ses frustrations et ses colères, son orgueil et ses rêve. A 16 ans, il va en prison pour « vol à main armée ». C’est en prison qu’il fait la connaissance d’un autre ado turbulent, Bobby Byrd (c’est la famille de Byrd qui aidera les Brown en s’en sortir après que James eu purgé ses 3 ans). Les Brown déménagent encore et James se lance dans la musique. Avec la sœur de Bobby, il monte un groupe au milieu des années 50 : The Gospel Starlighters (d’ailleurs on peut se demander si le funk n’est pas en réalité un corollaire du gospel, son antithèse et à la fois sa référence). Par la suite, James rejoint le groupe de Bobby qui vient de sortir de prison et qui joue déjà avec les Avons, groupe de rythm’n’blues. Bobby et James chantent tellement fort que le groupe se transforme en The Famous Flame et qu’ils signent chez King Records, un label traditionnellement orienté country. Il faut même croire que James chante encore plus fort que Bobby Byrd puisque le groupe se renomme « James Brown with The Famous Flame ».
Il enregistre donc un « please, please, please » (qui sera repris notamment par les Who en 65 dans leur album My Generation) et décolle dans les charts. Mais pas assez au goût de King Record qui après deux ans et loyaux services s’apprête à les larguer. Soudain, c’est le titre « try me » et c’est le carton ! En tête des hit parades, la chanson va incendier toutes les auto radios du sud des Etats-Unis, profitant de la vague rock’n roll qui est en train d’arriver (Elvis, Little Richard). Mais, James ne se contente pas du sud (raciste et ségrégationniste), il lui faut l’Amérique.
Ce sera chose faite avec le premier concert qu’il donne le 24 octobre 1962 à l’Apollo Theatre d’Harlem.
Passant outre les protestations du producteur de King Records, il autofinance ce concert et il faut croire que son intuition marche puisqu’il fait salle comble et « scotche » littéralement le public avec des titres comme « Night Train », « Try » (qu’il reprend) ou encore « Think ». En 1963, quand le disque sortira chez Polygram, il se vendra à 1 millions d’exemplaire et restera dans les charts à la 2e position pendant plus d’un an ! Fort de son succés, James Brown réitère avec ses cultissimes « Papa’s got a brand new bag » et « I Feel Good », qui fait trembler l’orbite terrestre en 1965. A la fin des années 60, l’ère James Brown est arrivé et avec lui tous les funky fresh de la galaxie (Sly & The Family Stone, Booker T, Temptations, Supremes, etc).
James réquisitionne Pee Wee Ellis et Maceo Parker au sax et Fred Wesley au trombone (pour ne citer que les plus connus) et fait naître ses JB’s : une section cuivre terrifiante, une section rythmique hallucinante, une voix qui déchire les micro et nous voilà au cœur du funk ! Et encore, on ne te raconte pas quand va arriver le bassiste Bootsy Collins et son frère guitariste : une quinzaine de personne sur scène qui balance du funk ce n’est pas rien et ça fait forcément transpirer ! Quand James Brown va enfin lâcher son producteur de King Records pour Polydor, la Terre sera déjà en forme de boule disco à facettes ! Le "patriarche de la soul" est décédé le 25 décembre 2006 ; il avait 73 ans. Commentaire louangeur de son pote le révérend Jessie Jackson le jour de sa mort : "Il aura été dramatique jusqu'au bout, mourant le jour de Noël. Un moment presque dramatique, poétique. Il sera dans tous les journeaux, dans tout le monde aujourd'hui. Il ne voudrait pas que ce soit autrement." God bless him.

podcast It's a Man's, Man's World
 
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I Feel Good
  

  

                       James Brown   -   Out Of Sight    (Paris - Olympia 1966)

Fin du concert de James BROWN à l'Olympia. Un final grandiose avec "May Be The Last Time".

Le public était déchaîné, c’était complètement fou. Les gens sont sortis hystériques. Ils arrachaient tout sur leur passage et cassaient des vitres. Le "Godfather of Soul" venait d’écrire une nouvelle page de gloire dans son parcours légendaire.

En hommage à James Brown qui vient de nous quitter un soir de Noël 2006.


 
                       Papa's Got A Brand New Bag   -   I Feel Good

Sorti en single, puis sur l'album du même nom (King K938) en 1965, Papa's Got A Brand New Bag a été classé 1er des R&B Charts (pendant 8 semaines) 8e des Pop Charts en Août 1965 et a obtenu le Grammy Award du meilleur enregistrement R&B en 1965.                                                                        


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14.11.2006

Elvis Presley - 68 comeback

 medium_elvis_presley_.jpg                                                                                                          

       C’est dans une maison de 2 pièces, construite par son père Vernon qu'Elvis naquit le 8 janvier 1935, à Tupelo, dans le Mississipi. C'est à Tupelo qu'il aura sa première guitare, le jour de son onzième anniversaire. C'est également là qu'il découvrira le gospel à l'église, mais aussi le blues, dans les quartiers noirs de la ville.

Arrivé à Memphis en 1948, Elvis obtient son baccalauréat en 1953 à Humes High-School. Le même été, il enregistre au Memphis Recording Service 2 singles (That's when your heartaches begin et My happiness) pour les offrire à sa mère.

1954 sera le premier grand tournant de la carrière d'Elvis. Sam Philipps, directeur des studios Sun records de Memphis, lui présente Bill Blacks (contrebassiste) et Scotty Moore (guitariste). Pendant des jours et des jours, rien ne sort de leur association et puis, au cours d'une pause, ils entonnent That's all right Mama, un vieux blues. Sam Philipps n'en croit pas ses oreilles et le 5 juillet 1954, le single est enregistré avec Blue moon of Kentucky en face B. Le disque sortira le 19 juillet et représente la première révélation du talent de celui qui allait devenir le King.

Un an plus tard, en 1955, le batteur J. D. Fontana se joint au trio. Le colonel Tom Parker devient le manager d'Elvis et le restera jusqu'à sa mort. Elvis a déjà enflammé tout le sud des Etats-Unis et le 13 mai, les premières émeutes ont lieu lors d'un concert à Jacksonville en Floride. En novembre, le contrat d'Elvis est racheté à Sun Records 50.000 dollars (une somme faramineuse à l'époque) par R.C.A. Elvis ne touchera que 5000 dollars.

Heartbreak hotel sera le premier single qu'Elvis enregistrera pour cette maison de disques en janvier 1956 et ce sera aussi son premier disque d'Or. Son premier album "Elvis Presley" sortira en mars. Toujours en 1956, l'Amérique découvre Elvis qui apparaîtra dans plusieurs shows télévisés : The Stage show des frères Dorsey, The Milton Berl show, The Ed Sullivan show et The Steve Allen show. Elvis déclenche une folie sur l'Amérique puritaine des années 50 et il est censuré dans de nombreuses villes. Les télés ne le filment qu'au dessus de la ceinture et des associations se créent pour protester contre la musique du diable : le Rock'N'Roll. Parallèlement, l'hystérie des fans à chaque apparition d'Elvis est de plus en plus conséquente. A la fin de l'année, le premier film d'Elvis sort à l'écran. Love me tender est présenté à New York où il efface en 3 jours les coûts de production et tous les records d'audience. Il faudra attendre Star wars, 23 ans plus tard pour que ce record soit battu.

En 1957, Elvis achète Graceland. Il y passera le reste de sa vie. Jailhouse rock et Loving you seront ses deux grands succès de l'année. La vente des disques d'Elvis représente 50% des ventes de R.C.A. La Elvis mania bat son plein lorsqu'il reçoit sa convocation sous les drapeaux.

Elvis est incorporé au service militaire le 24 mars 1958 dans la base de fort Hood au Texas où il fera ses classes. En août de la même année, sa mère gravement malade se retrouve à l'hôpital. Elvis obtient une permission pour se rendre à son chevet le 12 août, elle mourra le 14 à l'âge de 46 ans. En octobre, Elvis part pour l'Allemagne afin d'effectuer son devoir de soldat. Il loue une maison à Bad Nauheim et c'est là qu'il rencontrera Priscilla Beaulieu, fille d'un colonel de l'armée. Il restera en Allemagne jusqu'en 1960 en ayant eu soin de visiter Paris au cours d'une permission de 15 jours en 1959.

Pendant ce temps, au pays, le colonel Parker met sur le marché des disques qu'Elvis a enregistré avant son départ pour l'armée. Elvis ne peut s'empêcher d'être inquiet. Ses fans l'auront-ils oublié à son retour?

Libéré le 5 mars, il enregistre une émission télévisée avec Franck Sinatra dans laquelle il chante notamment Stuck on you. Il touche un cachet de 125'000 dollars pour 6 minutes d'apparition. Cette même année, Elvis placera 3 singles et un album en tête des hits parades. Les fans ne l'ont pas oublié.

Le 25 février 1961 est déclaré journée Elvis Presley au Tennessee. Elvis donne deux concerts de charité au Ellis Auditorium au profit d'oeuvres de charité. Au mois de mars il donne un concert à Hawaii. La recette servira pour construire un mémorial pour l'USS Arizona. Ce sera la dernière apparition d'Elvis en concert avant 1968.

Durant cette période, Elvis se consacre au tournage de films pour le cinéma, lié par le contrat que le colonel Parker lui a fait signer. Il enregistre deux ou trois films par an, ainsi que les bandes sonores correspondantes. Tous ses films sont des succès au box office. Chacun d'entre eux est tourné en 4 semaines. Elvis touche à chaque fois un cachet d'un million de dollars plus un pourcentage sur les bénéfices. Mais pendant ce temps, les Beatles déferlent sur l'Amérique et le contact de la scène et des fans manque à Elvis. En 1965, Elvis ne vend que 800'000 albums d'Harum Scarum tandis que les Beatles vendent 2.5 millions d'albums avec Help.

1967 est l'année du mariage d'Elvis et de Priscilla Beaulieu le 1er mai à Las Vegas. Le 1er février 1968, Lisa Marie naîtra de cette union.

C'est en 1968, plus fort et plus flamboyant que jamais, qu'Elvis réapparaît à la télévision. Le colonel Parker voulait qu'Elvis donne une représentation déguisé en père Noël, mais il a refusé et c'est tout de cuir noir vêtu qu'il apparaîtra pour un show qui a une fois de plus explosé les records d'audience de l'année. L'enregistrement a eu lieu du 27 au 30 juin et la diffusion télévisée le 3 décembre.

1969 marque le retour sur scène d'Elvis à l'international hotel de Las Vegas. La première a lieu le 31 juillet. Il donnera 57 concerts en 4 semaines et ce sera un triomphe. Des fans du monde entier se déplaceront pour voir Elvis. Dès lors, il ne quittera plus la scène jusqu'à sa mort. Les huit dernières années de sa vie, Elvis donnera 1194 concerts devant 20 millions de spectateurs.

Le 23 février 1972, Elvis et Priscilla se séparent, le divorce sera prononcé le 9 octobre 1973. 4 concerts au Madison Square Garden de New York ont lieu en juin, à guichets fermés. 9 ans plus tard, l'un d'entre eux sortira chez les disquaires.

Le 14 janvier 1973 à Hawaii, Elvis donne à l'International Center Arena d'Honolulu un concert retransmis en mondovision devant un milliard de téléspectateurs. L'album sorti peu après sera numéro un au mois de mai.

Jusqu'à son décès, Elvis ne cessera de donner des concerts à un rythme effréné. Durant les huit dernières années de sa vie, il se sera produit dans 1194 shows devant 20 millions de spectateurs. Son dernier concert a eu lieu le 26 juin 1977 au Market Square Arena d'Indianapolis. Déjà mal en point, il s'offre en sacrifice à un mythe qui ne lui appartient plus. Pendant cette dernière tournée, le public profitera du dernier atout du King : sa voix, unique, extraordinaire, jamais égalée.

Le 16 août 1977, alors qu'il se préparait à une nouvelle tournée, il meurt à Memphis Tennessee, dans sa propriété de Graceland. Malgré les efforts pour le ranimer, il est officiellement déclaré mort à 16h00, d'une crise cardiaque. Le lendemain, alors que son corps fut ramené à Graceland, 80'000 personnes en larmes affluèrent sur Elvis Presley Boulevard afin de présenter leurs condoléances et de partager leur chagrin. Des hommages et des messages de sympathie sont venus du monde entier. Ce jour fut déclaré jour de deuil national dans le Tennessee, le Mississipi et l'Alabama.

Le jour de ses funérailles, un défilé de 16 voitures amena Elvis jusqu'au cimetière distant de 5 kilomètres. Un parterre de fleurs et d'admirateurs l' ont accompagné jusqu'à son avant dernière demeure, le corps ayant été par la suite ramené dans le Meditation Garden de Graceland.

Aujourd'hui, Elvis est encore présent dans nos mémoires. Il n'a jamais été oublié. Le 16 août 2004, 30'000 fans se sont rendus à Memphis pour une procession aux flambeaux devant la tombe du King. Même le ciel pleurait.

Plus de 600'000 fans visitent Graceland chaque année, sans compter tous ceux qui dans le monde oeuvrent pour garder sa mémoire intacte. En juin 2002, un remix de A little less conversation" est devenu numéro 1 au hit parade en Angleterre et en Australie, faisant d'Elvis l'artiste qui a obtenu le plus grand nombre de numéros 1 dans les charts. Il affole encore les records, 25 ans après sa mort et aurait rapporté l'an passé 37 millions de dollars à sa femme et à sa fille. Elvis a été élu "Artiste du siècle".

       Le retour sur la scène après 7 ans d'absence consacrés au cinéma.

                 Baby What You Want Me To Do (ré-édité avec la bande son du concert live de 1969)

               Blue Suede Shoes

 

             Jailhouse Rock        

 


            That's Allright Mama

 

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