12.10.2006

Ella Fitzgerald et les cigales de Juan-les-Pins

1er juillet 1964.
 
Alors qu’Ella Fitzgerald interprète « Mack the Knife » dans la pinède Gould au festival Jazz à Juan-les-Pins à l’été 1964, le bruit des cigales est assez puissant pour perturber la représentation. Elle décide alors de répondre aux insectes qui couvrent sa voix et se lance dans une improvisation reposant sur le rythme proposé par les cigales. Elle leur dédia cette improvisation sous le titre "The Cricket Song" qui figure sur l’enregistrement du concert.

The Cricket Song (real)  The Cricket Song (wma)  

cigale musicienne

  



 


Ella Fitzgerald
Misty
le site officiel : ellafitzgerald.com

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08.10.2006

Aide sous la pluie

Une histoire vraie. 

      Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient le long d'une autoroute de l'Alabama tentant de se protéger de la pluie battante.

Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d'un transport.

Détrempée, elle décide de demander l'aide de la prochaine voiture qui passe.

Un jeune homme blanc s'arrête pour lui porter secours, situation très peu courante dans les années 60 troublées de conflits raciaux.

Le jeune homme l'amène en sécurité, l'aide à trouver du secours et lui procure un taxi.

Elle a l'air très pressée, mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.

Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme.

À sa grande surprise, on lui livre une télévision couleur grand format.

Une note y est attachée.

Elle dit :

" Merci beaucoup de m'avoir porté secours sur l'autoroute l'autre jour.

La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit.

Puis vous êtes arrivé.

Grâce à vous, j'ai pu me rendre au chevet de mon mari mourant juste avant qu'il ne rende l'âme.

Dieu vous bénisse pour m'avoir aidé et pour votre dévouement pour les autres.

Bien à vous, Mme Nat King Cole.

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site officiel : http://www.nat-king-cole.org/

02:45 Publié dans Histoire (s) singulière et plurielle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nat King Cole, Tea For Two, Nathalie Cole

21.09.2006

Une autre histoire des sixties

Les enfants terribles des sixties

Philippe lacoche

20 avril 2006, (Rubrique Figaro Littéraire)

*          Ils se nommaient Antoine, Polnareff ou Stella. Un essai rappelle qu'à rebours des yéyés, ils furent les premiers contempteurs de la société de consommation, qui pointait. 

  

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   On pense à tort que mai 68 ne fut l'oeuvre que des étudiants et des intellectuels. Christian Eudeline, dans un livre édifiant, nous rappelle le rôle joué par ceux qu'il nomme les anti-yéyés, ces chanteurs provocateurs, carrément subversifs, qui, avant l'heure, préparaient des cocktails détonants.

   Les années 60, les sixties plus exactement car cet anglicisme leur correspond mieux, furent une drôle d'époque. Très médiatisée, mais finalement mal connue et surtout mal analysée. Elles ont été perçues comme la période de la légèreté agréable, sympathique, ludique, colorée. Leurs hérauts ? Les yéyés, des chanteuses et des chanteurs gentils comme tout mais un peu nunuches, «politiquement corrects» avant l'heure, «pompant» les standards du rock et du rhythm'n'blues made in USA pour en faire des versions françaises approximatives, ornées de paroles au mieux amusantes, souvent insignifiantes.

   Face à eux, il y avait les «anti-yéyés». Qui étaient-ils ? Antoine, Hector, Michel Polnareff, les Lionceaux, Ronnie Bird, Gérard Rinaldi, Stella, et bien d'autres. Leur manière d'être, leurs chansons, leurs textes, leurs allures, leurs provocations n'ont rien à voir avec les Sheila, Claude François et autre Johnny Hallyday, incarnations des Trente Glorieuses. «La Seconde Guerre mondiale est dans toutes les mémoires, et nombre de jeunes se disent qu'ils n'en veulent plus. Des contestataires âgés d'une vingtaine d'années vont devenir de véritables trouble-fêtes, ils s'appellent rockers, mods, beatniks ou hippies et refusent de suivre le modèle de leurs aînés»

   Les anti-yéyés rêvent d'un monde nouveau et de paix. Antoine deviendra leur porte-parole. C'est un rebelle. Chevelu, portant des chemises à fleurs, il ose répondre à sa mère, se gausse d'Yvette Horner, fustige le président de la République, dénonce la guerre comme l'avait fait un certain Boris Vian quelques années plus tôt. Le très hirsute et bien allumé Hector (qui est assisté sur scène et dans la vie par un valet de pied) se fait cuire un oeuf sur la flamme du Soldat inconnu. Il prend son bain dans la fontaine de la place de la Concorde, arrive à l'un de ses galas à dos d'éléphant. Marcel Duchamp n'eût pas fait mieux. De son côté, la délicieuse petite Stella, avec son minois de Lolita, n'est rien d'autre qu'une manière de Françoise Sagan de la chanson rock. Son humour et son insolence sont redoutables. Espiègle, corrosive souvent, elle se moque de tout, brocarde les valeurs parentales, rue dans les brancards. C'est l'anti-Sheila, qu'elle n'hésite pas à malmener dans un morceau culte : Le Folklore auvergnat. Qu'est-ce donc ? Tout simplement une satire acide du Folklore américain de la jeune fille à couettes qui n'en finit pas, trop sage, d'attendre l'heure de la sortie pendant que sa jeune rivale, elle, fait l'école buissonnière. Bientôt, la polémique gronde. L'éditorialiste de L'Auvergnat de Paris monte au créneau. Il est furieux et la menace de «la colère de ses cinq cent mille lecteurs et d'une bonne fessée».

   Le comportement de cette «bande» n'est pas toujours anodin : Alain Hattat, soliste et chanteur des Lionceaux, de Reims, ne se fait-il pas réformer au bout de trois semaines quand il est appelé sous les drapeaux ? «Je suis obligé, sinon le groupe n'existe plus. Je suis d'un tempérament nerveux et pour accélérer le processus, je prends de la quinortine, ils ont eu peur que je n'en revienne pas», se souvient-il.

   Nous sommes loin des mièvreries rassurantes des yéyés. Même le général de Gaulle, quelque temps plus tôt, avait perdu patience : «Ces jeunes gens ont de l'énergie à revendre, qu'on leur fasse construire des routes !»

   Il ne se doutait pas que, sous peu, les Stones chanteraient «Jumpin'Jack Flash» par un mois de mai très chaud de 1968, et que plutôt que construire des routes, ces mêmes jeunes dépaveraient les rues.

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07.09.2006

Petit trombone devenu grand

               

 maison-trombone-internet.2.jpgLe petit village de Kipling, dans le sud-est de la Saskatchewan, célébrait dimanche 3 septembre 2006, l'aboutissement de la folle aventure de deux Montréalais.

En effet, grâce à une série d'échanges sur internet, Kyle MacDonald et Dominique Dupuis ont pu obtenir une maison dans le village.

Le tout a commencé lorsque Kyle MacDonald a créé un site Internet, dans lequel il a annoncé vouloir se procurer une maison en faisant du troc.

Il a ainsi pu échanger son premier objet, un trombone rouge, pour lequel il a obtenu un crayon, qu'il a échangé pour une poignée de porte, et ainsi de suite. De fil en aiguille, son histoire a fait le tour du monde.


Cet objet aurait pu faire avorter le projet.
 
medium_biere-baril-neon.jpgÀ un certain moment, M. MacDonald a été confronté à l'impasse, alors qu'il était incapable de trouver preneur pour un objet étrange, curieux hybride d'un néon publicitaire et d'un baril de bière.

Le comédien québécois Michel Barette est toutefois venu à sa rescousse. Séduit par l'aventure du jeune homme, il a accepté de troquer l'objet bizarre contre sa motoneige.

Le processus relancé, les items à troquer les plus hétéroclites se sont remis à circuler sur le site Internet. Entre autres parmi eux: un voyage en Colombie-Britannique, un fourgon grand format, un contrat d'enregistrement de disque, un séjour d'un an dans une maison de Phoenix, en Arizona, un après-midi avec le rocker Alice Cooper et une boule à neige du groupe Kiss.


 
L'ultime échange est survenu lorsque la mairesse de Kipling a offert une maison mcdonald-dupuis.2.jpgà Kyle Mac Donald, qu'elle a troquée pour le rôle qu'il avait obtenu dans un film à Hollywood. La mairesse a donné le rôle dans le film Donna on Demand, du réalisateur Corbin Bernsen, à un jeune acteur de Kipling, Nolan Hubard.

Kyle MacDonald et Dominique Dupuis 

 Kyle MacDonald a pour sa part été nommé maire honoraire d'un jour de la petite municipalité, dont il a reçu les clefs.

Le couple MacDonald-Dupuis affirme que la maison, qui revêt un caractère symbolique pour eux, ne sera jamais à vendre. Le jeune homme a de plus l'intention de raconter son histoire dans un livre.

icone_video.jpgMarie-Christine Valois rend compte de la folle aventure. http://www.radio-canada.ca/util/zapmedia/version10/detect...                

                (une courte pub peut apparaître avant le clip)
 

                        
                source : http://radiocanada.ca/  03 septembre 2006

10:20 Publié dans Histoire (s) singulière et plurielle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : échange, troc, Saskatchewan, Kipling