08.02.2007

The Small Faces

 La formation : Stephen Marriott, dit Steve (chant, guitare) - Ronald Lane, dit Ronnie (chant, basse) - Ian McLagan (claviers) - Kenneth Jones, dit Kenny (batterie)
 

The_Small_Faces_---.jpgAu début des années 60, Ronnie Lane passionné de guitare, rencontre à l'âge de 15 ans, Kenny Jones. Ils se lient d'amitié et forment quelques temps plus tard un petit groupe " The Outcasts ". A cette époque, Ronnie Lane comprend vite ses limites à la guitare et confie son instrument à son ami Steve Marriott pour se rabattre sur la guitare basse, tandis que Kenny Jones tient la batterie. En 1965, ils forment " The Small Faces "  et recrutent un organiste, Jim Winston.

Les Small Faces allaient devenir rapidement l'un des groupes, avec les Who, qui ont porté l'emblème du mouvement musical et social des Mods. Ils n'ont pas eu beaucoup de chance et la popularité s'est longtemps montrée injuste à leur égard. Comme la plupart des musiciens britanniques de cette époque, Steve Marriott, Ronni Lane, Kenney Jones et Jimmy Winston sont des passionnés de rythm'n blues. Steve Marriott chanteur hallucinant, compte parmi les plus brillants vocalistes anglais dans la tradition soul, inspirant une longue lignée de performers qui ne se sont pas privés de le copier, qu'ils s'appellent Robert Plant, Rod Stewart ou Paul Rodgers.

Rien d’étonnant, donc, à ce que leur premier succès en 45 tours, « What'cha Gonna Do About It », soit directement inspiré du soulman Solomon Burke. " I've got mine " est en revanche un véritable flop et marque le remplacement au clavier de Winston par un certain Ian McLagan. Dès lors, à l’instar de leurs confrères les Kinks et les Who (qui publient respectivement « You Really Got Me » en 1964, et « My Generation » en 1965), ils impressionnent bien vite les foules par une violence toute électrique.

Malgré sa mélodie spontanée et ses paroles inoffensives, « Sha-La-La-La-Lee », paru début 1966, contribue à l’explosion des formats qui travaille le rock depuis quelques années. Avec sa rythmique assourdissante et ses chœurs obsédants, le morceau pousse le rythm’n blues dans ses derniers retranchements, créant une sorte de pop garage sans véritable équivalent. Le titre est un succès, bientôt suivi par les similaires « Hey Girl » et « All Or Nothing ». En pleine adolescence musicale, le groupe s’impose alors comme une référence universelle de la pop.

Cependant, dès le single suivant, « My Mind’s Eye », les Small Faces manifestent l’envie de grandir, d’abandonner les traditionnelles histoires d’amour en trois accords pour jouer une musique plus sérieuse. Construit sur une mélodie de Bach (le cantique « Gloria In Excelsis »), la chanson aborde en termes flous des sujets chers au mouvement psychédélique : l’expansion de la pensée, l’ouverture de l’esprit, l’aliénation dans la société moderne, etc. Bien que brillant, ce disque entraîne une brouille avec leur producteur qui, sans leur accord, sort le disque prématurément d’après une maquette inachevée.

Décidés à être enfin pris au sérieux, ils se tournent, en 1967, vers Andrew Long Oldham, qui s’est rendu célèbre pour ses collaborations avec les Rolling Stones et dont le label, Immediate Records semble en pleine expansion. Leur musique devient plus structurée, abandonnant le son garage qui les caractérisait. Des titres comme Lazy Sunday Afternoon et The Universal témoignent d'une fantaisie et d'une créativité hors pair. Allant aussi bien du hard rock (I Feel Much Better) à la chansonnette des 60's (Itchycoo Park), ils font preuve d'une polyvalence omniprésente. Quant aux paroles, elles se mettent logiquement à évoquer la paix, l’amour et les sujets de société ! Tandis que le « Summer Of Love » bat son plein à San Francisco, « Here Comes The Nice », et surtout « Itchycoo Park » leur offrent un nouveau public auprès du mouvement hippie.

Mais les difficultés financières d’Immediate Records et l’échec commercial de leur concept album, « Ogden Nut’s Gone Flake », provoquent l’année suivante des dissensions au sein du groupe. Satirique et versatile, contenant de longs délires narratifs, ce 33 tours est aujourd’hui reconnu comme un chef d’œuvre, mais peine à convaincre ses contemporains. Seule la chanson « Lazy Sunday », jouant sur l’accent cockney exacerbé de Marriot, obtient un certain succès en Grande Bretagne. Le chanteur abandonne bientôt la partie pour fonder le groupe de hard rock Humble Pie avec le guitariste Peter Frampton.

Pour compenser ce départ, les Small Faces font appel à deux jeunes talents : le chanteur Rod Stewart et le guitariste Ron Wood (qui deviendra plus tard le soliste des Rolling Stones). Fin 1968, ils publient un dernier album, « There Are All But Four Small Faces », avant d’entamer une nouvelle carrière sous le nom de The Faces, qui verra la consécration de leur nouveau chanteur.

Le groupe tente de se reformer avec Steve Marriot en 1977, mais, en pleine vague punk, la publication de leurs deux nouveaux disques passe totalement inaperçue. La mort frappe prématurément le chanteur qui meurt dans un incendie en 1991 et Ronnie Lane des suites d’une longue maladie en 1997. Grâce à la popularité de groupes comme Blur ou Oasis, évidemment influencés par les Small Faces, ces derniers commencent enfin à avoir la reconnaissance qu’ils méritent.

podcast   Afterglow Of Your love 

podcast  Lazy Sunday Afternoon
podcast All Or Nothing

 

                         Whatcha Gonna Do About it

                              All Or Nothing

Sha La La La Lee (sur l’émission "Beat Beat Beat" de la TV allemande - 1967)

            Song Of Baker (émission de TV Color Me Pop - 1968)

                             Tin Soldier  (avec P.P. ARNOLD)

                         If I Were A Carpenter

                une reprise de ce succès de Tim Hardin.

                  Red Balloon  une reprise de Tim Hardin

 

gastonsiffleur.gif

 

                                   Talk To You 

                                   Rollin' Over 

                                     Own Up Time

                          You've Really Got A Hold On Me

                                 Baby Don't You Do It

                                You Need Loving

23:45 Publié dans The Small Faces | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : the small faces