18.01.2008

The Knickerbockers

la formation : Buddy Randell né William Crandall (chant, saxophone) - Jimmy Walker (batterie) - Beau Charles, né Robert Cecchino (guitare, chant) - John Charles né John Carlos Cecchino (basse, chant)

Groupe américain de musique pop/rock, les Knickerbockers se sont fait connaître avec leur excellent tube de l’année 1966 « Lies ». Le groupe a été formé en 1964 à Bergenfield, New Jersey par Buddy Randell ancien membre des groupes Rockin’ Saints et Royal Teens qui avaient produit un titre à succès « Short Shorts » en 1958.

Après avoir emprunté leur nom à une avenue de leur ville de résidence « Knickerbocker avenue » le groupe fut très tôt remarqué par le producteur, chanteur et compositeur Jerry Fuller qui leur fit signer un contrat avec une maison de disques de Los Angeles, Challenge Records. 

Les Knickerbockers commencent à enregistrer à la fin de l’été 1965 à New York et produisent leur premier disque simple avec « All I need Is You » aux tonalités Doo Wop et « Jerktown » dont les voix sont fortement inspirées du groupe Four Seasons. Les paroles quant à elles se réfèrent à ces fameux « hot rods un détour en rods avec Creedence Clearwater Revival ?  », voitures anciennes dont l’aspect et les performances considérablement modifiées leur donnaient une nouvelle jeunesse.

Fin 1965, le groupe rejoint Los Angeles où il se produira pendant près de deux ans sur la scène du célèbre club de Red Velvet, attirant des foules immenses de Los Angeles ainsi que des musiciens comme Glen Campbell et le duo de chanteurs Les Righteous Brothers.

De retour dans les studios, les Knickerbockers enregistrent début 1966, le titre « Lies » qui accède à la 20ème place du hit parade. Lors de sa sortie, nombreux furent ceux qui étaient persuadés être en présence d’un nouveau tube des Beatles tant la voix de Buddy Randell se confondait avec celle de John Lennon. Il est vrai que la similitude est impressionnante.

Curieusement, « Lies » n’avait pas été retenu à l’origine par la maison de disques Challenge Records pour figurer sur la face A du 45 Tours. Elle dut céder sous la pression en raison de la notoriété obtenue au plan national par la chanson.

Leur deuxième titre, « One Track Mind » faillit renouveler le succès du premier. Malheureusement, la maison de disques, Challenge Records rate complètement la promotion et le titre se classe seulement en 45ème position du hit parade.

En 1966 on peut voir les Knickerbockers en soldats dans le film Out of Sight puis régulièrement à la télévision dans l’émission de Dick Clark sur ABC-TV. « Where the Action Is » (1966-1967).

Le groupe produit  encore plusieurs disques simples avec notamment « High on Love », « Love is a Bird » (leur dernier titre a figurer au Top 100 fin 1966), « Can You Help Me », « Please Don’t Love Him » et « Just One Girl ». Ils ont également enregistré les musiques des films « The Pad and How To Use It » (1966) et « They Ran For Their Lives” (1968).

Le batteur , Jimmy Walker fut le premier a quitter le groupe en 1967 pour remplacer Bill Medley dans le groupe des Righteous Brothers.  Il enregistra un album, RE-BIRTH et trois disques simples avec Bobby Hatfield avant de produire trois autres disques simples en solo  chez Columbia Records en 1968 et 1969. Jimmy Walker se retire ensuite dans le Wyoming au début des années 1970.

Buddy Randell quitte à son tour le groupe tandis que les frères Charles continuent l’aventure des Knickerbockers en intégrant de nouveaux membres, Ron Mercier et Barry McCoy et partent s’installer à San Francisco. Buddy Randell réapparaît dans le groupe en 1968, cette fois comme batteur avant de le quitter à nouveau en 1970. Cette même année il enregistre un disque simple « Randi, Randi » / « Be My Baby ». Sous le pseudonyme Steel Wool il enregistre « No Sugar Tonight », “White Whale” et sous le pseudonyme Blowtorch “I Want Sugar All The Time” / “C’mon and Get It” chez Paramount en 1971.

Beau et John Charles avec le chanteur Ritchie Costanzo et le batteur Eric Swanson signent un contrat avec Motown Records en 1971 et changent leur nom de groupe au profit de LODI. Sous ce nouveau nom ils enregistrent un album produit par Bob West et un disque simple « Happiness » / « I Hope I See It In My Life Time » qui est classé au 28 ème rang du hit parade de la station de radio WMEX de Boston dans la semaine du 2 septembre 1971.

Les frères Charles et Randell accompagnent quelques temps  Brenda Patterson chez Playboy Records en 1973-74 et font une apparition dans un épisode de la série The Midnight Special. Durant les années 1970 Beau Charles restait encore le membre du groupe le plus en vue.  Il a participé à un épisode de la série TV « Harry-O » comme chanteur, a travaillé comme musicien de sessions d’enregistrements en studios et joué sur différentes bandes sonores de films, de télévision et de radio.

Ancien batteur, Jimmy Walker est revenu à la musique au milieu des années 1970 en jouant avec les groupes Oasis et Hot Streets.

Par la suite, les Knickerbockers se sont reformés deux fois. La première fois en 1983 à Los Angeles avec la composition d’origine sauf Buddy Randell qui se produisait à l’époque avec le groupe Jerusalem Rivers. Ils enregistrent quelques démos avec le producteur Jerry Fuller mais se séparent peu de temps après.

C’est alors que la chanson, « Lies » refait surface dans le film Satisfaction avec Justine Bateman en 1988. Le groupe se reforme une fois de plus à Delray Beach en Floride où ils jouent à guichets fermés pendant plus d’un mois à l’été 1990 avant de se séparer de nouveau.

Beau et John Charles se sont beaucoup investis dans la production du CD « KNICKERBOCKERS » chez Sundazed Records. Malheureusement Buddy Randell est décédé en 1998.

Les chansons des Knickerbockers ont été reprises par de nombreux artistes au fil des ans, y compris Linda Ronstadt, Gary Lewis et les Play Boys, Keith Allisson, Nancy Sinatra, Seals and Crofts et Styx.

Les titres les plus populaires du groupe se trouvent sur le coffret Nuggets : Original Artyfacts From The First Psicahdelic Era. Il existe de nombreuses rééditions mais aussi des enregistrements rares. La rétrospective la plus complète est certainement « KNICKERBOCKERISM » sorti chez Sundazed records en 1997.

Le magazine This Just  In a rendu un hommage aux Knickerbockers qu’il considère être l’un des meilleurs groupes des années 60 et probablement de toute la décennie.

Discographie

Disques simples :

1965 - All I Need Is You / Bite Bite Barracuda (Challenge 59268)
1965 - Jerktown / Room For One More (Challenge 59293)
1965 - Lies / The Coming Generation (Challenge 59321)
1966 - One Track Mind / I Must Be Doing Something Right (Challenge 59326)
1966 - High On Love / Stick With Me (Challenge 59332)
1966 - Chapel In The Fields / Just One Girl (Challenge 59335)
1966 - Love Is A Bird / Rumors, Gossip, Words Untrue (Challenge 59341)
1966 - Please Don't Love Him / Can You Help Me (Challenge 59348)
1967 - What Does That Make You? / Sweet Green Fields (Challenge 59359)
1967 - Come And Get It / Wishful Thinking (Challenge 59366)
1967 - I Can Do It Better / You'll Never Walk Alone (Challenge 59380)
1968 - A Matter Of Fact / They Ran For Their Lives (Challenge 59384)

Disques EPs :

1966 - Lies / The Coming Generation / One Track Mind / I Must Be Doing Something Right (London 10178)

Albums :

1965 - LLOYD THAXTON PRESENTS.... (Challenge 1264)
1966 - JERK & TWINE (Challenge 621)
1966 - LIES (Challenge 622)

 

  

 

  Player

                                            Lies

 

                                    I Can Do It Better

 

09:30 Publié dans The Knickerbockers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the knickerbockers